Maud Cordier

Maud Cordier 2

Il y a quelques temps déjà, j’avais eu l’immense joie d’échanger quelques mots avec cette jeune auteur très douée qu’est Maud Cordier à propos de l’un de ses romans, « Quand le ciel descend sur la terre », qui avait été un gros coup de cœur.

Suite à la lecture de son dernier roman, « Inalia, Le Prince des Loups » (dont vous pouvez retrouver la chronique ici), j’ai proposé à Maud Cordier de répondre à quelques unes de mes questions, ce qu’elle a accepté, pour mon plus grand plaisir. Voici donc son interview :

– Bonjour Maud Cordier, vous êtes l’auteur de la série « Quand le ciel descend sur la terre » ainsi que dernièrement « Inalia, Le Prince des Loups ». Pouvez vous vous présenter aux lecteurs? Alors, je m’appelle Maud Cordier, je vais avoir 26 ans dans quelques jours et je vis en Bourgogne. J’écris depuis que je suis petite (j’ai toujours aimé me raconter des histoires) et j’adore les animaux.

– Et bien joyeux anniversaire en avance alors! Vous dites que vous écrivez depuis petite. Depuis quel âge environ? Merci! Hum bonne question je ne sais pas du tout… Mais je me rappelle que je me faisais des cahiers, j’écrivais des histoires sur les chevaux!

– Qu’est ce qui vous a donné l’envie d’écrire « pour de vrai »? Quel a été le déclencheur? J’ai traversé une mauvaise passe dans ma vie personnelle. C’est de là que tout est parti.

– Que représente l’écriture pour vous? Pour moi, c’est un moyen de m’évader et de m’exprimer.

– Quelles ont été ou quelles sont vos influences littéraires? Je n’ai pas réellement d’influences littéraires dans le sens où je ne veux surtout pas copier. Cependant, j’admire énormément J K Rowling (auteur de la saga Harry Potter, ndlr) et j’ai été touchée par beaucoup de beaux romans.

– Combien de temps vous faut-il entre le début de l’écriture d’un roman et la fin? Et jusqu’à l’édition? Ecrire n’est pas le plus long, je dirais trois mois. Le plus dur, c’est la correction. Et là, et bien, c’est assez long!  Mais je ne peux pas donner de durée exacte, parce que je n’y ai jamais vraiment réfléchi. De plus, je fais plusieurs choses en même temps (je corrige en général pendant que j’écris un nouveau texte).

– Comment s’est déroulé le parcours pour vous faire éditer? Cela a-t-il été difficile? Pour les deux maisons d’éditions (Chapitre et L’ivre-book, ndlr), ça a été un hasard, ce sont des lectrices qui m’ont parlé de ces maisons et j’ai tenté ma chance sans trop me faire d’idées! En ce qui concerne les grandes structures je n’ai bien sûr reçu que des non et ce au peu de maisons à qui j’ai envoyé mon texte.

– « Inalia le prince des loups » n’est pas votre premier roman. Pouvez vous nous parler de vos romans précédents? Quel âge aviez vous quand vous les avez écrit? Oui bien sûr. Ma première trilogie, « Quand le ciel descend sur la Terre » est auto-éditée. Nous sommes ici dans une romance Young Adult, avec pour thème la dépression, la jeunesse et le déni. J’ai commencé à écrire cette série lorsque j’avais 22 ans.

– Avez vous d’autres projets littéraires? Si oui, quels sont-ils? Oui, j’écris une romance historique grâce à une auteure (Alexiane [De Lys, auteur des « Ailes d’émeraude, ndlr] si tu passes par là ^^) avec qui je suis très proche. J’ai commencé à écrire et je pensais abandonner mais elle ne cessait de me demander la suite. D’ailleurs elle attend encore il va falloir que je m’y remette ! Sinon je dois finir le tome 3 d’Inalia et j’ai un projet sur un thème psychologique qui me tient beaucoup à coeur. Mais je manque de temps…

– Cela fait effectivement beaucoup de projets! J’allais justement vous poser cette question. Y a-t-il des thèmes qui vous tienne à cœur, que vous avez déjà abordé ou que vous aimeriez aborder dans vos écrits? Oui bien sûr. Dans Inalia il y a le thème de l’écologie et du respect que l’on doit avoir pour les animaux. Il y aussi le thème des difficultés au travail, notamment concernant les métiers d’aide à la personne, qui a été largement romancé pour les besoins du roman. Dans la trilogie Quand le ciel descend sur la Terre, il y a le thème du déni, de la dépression, du deuil, de la fourrure dans le tome 3 (je suis absolument contre!) mais aussi de l’espoir. Parce que malgré tout ce que le personnage principal et ses amis traversent, ils finiront par trouver la paix.

– Vous écrivez aussi bien des romans contemporains que des romans fantastiques, mais avez vous tout de même une préférence? En tant qu’auteure, je préfère écrire du fantastique, pour le côté imaginaire, mais du contemporain, pour le côté « facilité ». J’ai beaucoup d’aisance à écrire une romance contemporaine… mais beaucoup moins de plaisir aussi…!

– Et en tant que lectrice? En tant que lectrice, j’aime les romances contemporaines quand elles sont originales, addictives mais surtout quand c’est du M/M (romance homosexuelle masculine, ndlr). Toutes les histoires à la « Cinquantes nuances de Grey » me fatiguent, je me lasse énormément et ne prends absolument aucun plaisir tant elles se ressemblent toutes ! Les deux exceptions sont « Indécise » et « After ». Je ne sais pas pourquoi j’ai adoré ! Sinon, j’aime les histoires qui ont des messages à délivrer comme « La délicatesse » de David Foenkinos, et en ce moment je lis « Avant toi » de Jojo Moyes, que j’aime beaucoup.

– Je souhaiterais parler maintenant un peu de ton dernier roman, « Inalia, Le Prince des Loups ». Pouvez vous nous résumer l’histoire en quelques mots? Je suis absolument nulle en résumé ! Disons que nous suivons l’histoire à travers les yeux de Pénélope une jeune servante au service de la famille de Morvan. Avec ses camarades et amies, elle subit au quotidien, humiliations, coups,… Jusqu’au jour où elle va croiser le chemin de Stéphane de Lacourt, l’un des héritiers de la couronne d’Inalia. Ensemble, ils vont partager leurs interrogations quant au fait que l’histoire a disparue (j’ai oublié de dire que nous sommes en 121 après le Grand Changement). Leur passion commune et leurs personnalités vont finir par les rapprocher.

– L’univers d’Inalia est à la fois futuriste, puisqu’il se passe après le Grand Changement, mais à la fois un peu moyenâgeux car nous sommes en présence d’un grand retour en arrière pour nos personnages. Comment vous est venue l’idée de le créer? Et vous êtes vous documenté un peu où avez vous suivi votre imagination? J’ai surtout suivi mon imagination même si je me suis documentée sur certaines choses comme le nucléaire. L’idée m’est venue un peu au hasard. J’avais envie d’écrire dans le futur pour le côté écologique (qui sera développé au fur et à mesure) mais dans le passé car j’avais envie d’évoluer dans un contexte de Roi, de Reine, d’étiquette. Donc il me fallait associer passé et futur, ce qui était très difficile à la base!

– Le livre comporte une romance entre Pénélope, la servante, et le Prince Stéphane, mais elle n’est pas totalement au centre de l’histoire. Etait-ce un choix de votre part? Oui. Je voulais que tous les aspects soient traités : amitié, difficultés dans leur condition de servante,… Il fallait donc qu’il y ait de la place pour tout le monde!

– Que pensez-vous du personnage de Pénélope? Je me suis très attachée à ce personnage. J’ai un peu de mal à dire ce que je ressens, parce que finalement elle me ressemble, tout en étant très différente. J’ai conscience que ce n’est pas une réponse. En gros, je crois que je l’admire parce que si son caractère est parfois proche du mien elle est beaucoup plus forte, compatissante, dévouée…

– Dans le second tome, en sauront nous plus sur Pénélope et son passé? Pas réellement non! Les réponses arriveront plutôt dans le troisième. Dans le deuxième tome, l’intrigue se déroule autour du Roi, de ses fils et de Pénélope.

– Pouvons nous espérer un dénouement heureux pour Pénélope et Stéphane? Hum je ne sais pas encore! Il y a possibilité d’un quatrième tome.. En ce qui concerne le troisième tome ce n’est déjà pas très bien parti…! Mais… ce n’est pas encore fini!

– Avez vous déjà une date de sortie pour le second tome? Normalement, cela devrait être au mois de juillet (2016) mais comme j’ai deux maisons d’édition, c’est compliqué. On essaie de faire en sorte que la version papier et numérique soit la même car ce n’est pas le cas pour le premier volume (pour le moment, car la version numérique va être mise à jour et améliorée).

– J’en ai terminé avec les questions. Si vous avez envie de rajouter quelque chose, la parole est à vous! Je voulais juste vous remercier pour cette interview, pour me suivre et votre intérêt, ainsi que toutes les personnes de passage qui prendront le temps de me découvrir et tous les lecteurs qui ont acheté mon roman! Un grand merci!

Un grand merci à vous Maud Cordier, pour avoir bien voulu m’accorder un peu de votre temps et pour avoir répondu à toutes mes questions avec une grande sincérité!
 Retrouvez Maud Cordier sur sa page Facebook et sur la page Facebook de son roman Inalia, Le Prince des Loups.