Je peux très bien me passer de toi, de Marie Vareille

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L’histoire : Chloé, 28 ans et Parisienne jusqu’au bout des ongles, enchaîne les histoires d’amour catastrophiques. Un jour, elle conclut un pacte avec son amie Constance. Chloé devra s’exiler en pleine campagne avec l’interdiction d’approcher un homme et réaliser son rêve de toujours : écrire un roman. Constance, incorrigible romantique, s’engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu. De Paris aux vignobles du Bordelais en passant par Londres, cet étrange pari entraînera les deux amies bien plus loin que prévu… Réussiront-elles à tenir leur engagement?

« -Tu sais quoi Constance, tu as raison. Il faut qu’on se mette un bon coup de pied aux fesses toutes les deux. On devrait s’automotiver pour faire ce qu’on a à faire, au lieu de parler dans le vide.
-C’est à dire?
-C’est à dire qu’on va se challenger l’une l’autre, se donner des défis, pour arriver à nos objectifs.
-Dis donc, j’ai l’impression d’être à un séminaire d’entreprise… ce serait quoi, tes défis pour moi?
Ses yeux pétillaient de malice.
-J’en ai deux: un, tu dois coucher avec un inconnu le premier soir avant le 30 juin; deux, tu dois tenter ta chance avec Tristan Grant au mariage de ton cousin, quitte à te prendre le râteau du siècle.
J’ai rigolé bêtement mais je me suis arrêtée quand j’ai réalisé que Chloé, elle ne rigolait pas du tout. C’était débile ces défis, mais elle n’avait pas tout à fait tort. j’avais peut-être besoin qu’on me secoue un peu les puces si je ne voulais pas mourir vieille fille. »

Ma note : 4/5

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Mon avis : Après « Bad Romance », j’avais envie cette fois d’écouter quelque chose de léger, un roman où l’on se laisse porter sans réfléchir, et je ne pouvais pas mieux tomber avec « Je peux très bien me passer de toi ». Toutefois loin d’être un roman « bas de gamme », ce livre est un vrai moment de fraîcheur, de douceur, que j’ai vraiment apprécié et dans lequel je me suis laissé transporter.

Le premier point qui m’a fait aimer ce roman, ce sont les personnages. Deux femmes qui sont l’opposé l’une de l’autre. Chloé, belle et sure d’elle, fait tourner les têtes de tous les hommes qu’elle croise. De l’autre côté, Constance, plus ordinaire et plus discrète, prisonnière du « No Sex Land », comme elle le dit, depuis maintenant 29 mois. C’est cette dernière que j’ai trouvé la plus attachante. J’ai adoré son humour, ce côté auto-dérision de soi et honnêtement elle m’a fait sourire bien plus d’une fois et rire avec ses cours de séduction. Deux héroïnes dans lesquelles on se retrouve très facilement finalement.

« A côté d’elle, je me sens encore plus courge que d’habitude, Tarte-woman qui prend un verre avec Catwoman. »

Côtoyant le même club de lecture, ces deux femmes bien différentes vont pourtant se trouver des points communs et nouer une amitié qui va les entraîner sur des chemins qu’elles n’auraient jamais imaginé arpenter! Chloé part se ressourcer à la campagne afin d’écrire un roman, chose qu’elle envisage depuis longtemps sans en avoir eu ni le temps ni le courage jusqu’à présent, tandis que Constance reste à Paris, prend des cours de séduction avec « Baby Doll » pour enfin sortir de son No Sex Land et tente de faire décoller sa carrière professionnelle. D’aventures en aventures, elles partent à  la découverte de leur véritable identité et de l’amour, qui ne se trouve pas forcément là où elles l’auraient pensé.

« Il faut admettre qu’après vingt ans, plus personne n’est romantique. A l’âge adulte, c’est l’efficacité qui prime et l’amour consiste principalement à savoir utiliser efficacement les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour mettre et se prendre des râteaux. Pourquoi écrire une lettre d’amour, alors qu’on peut tout simplement se poker sur Facebook? »

Un roman frais, léger, profond, une plume douce qui nous fait voyager, de Paris à la région de Bordeaux , entre amitié, amour, tristesse aussi. Un roman plein de vie, qui nous montre que parfois, l’amour se trouve là où on ne le voit pas et ne l’attend pas, mais aussi quelques fois sous nos yeux sans que nous ne le voyons. Un roman qui montre qu’il faut bien souvent laisser le passé derrière soi pour atteindre quelque chose de bien mieux encore.

La seule petite chose que je pourrais regretter, c’est que tout est prévisible, j’ai vu venir la trame de l’histoire très rapidement. Cependant cela n’enlève rien au roman et j’ai passé un très agréable moment de lecture et de détente en compagnie de Chloé et Constance. A lire et à relire sans modération!

« De toute façon c’est la meilleure partie, la rêvasserie. Moi, je voulais que la vie soit comme une comédie musicale, que les gens se mettent à chanter et à danser dans la rue, que tout le monde soit gentil au fond, et que les histoires se terminent bien. Mais la réalité est pourrie, dans la réalité on n’est jamais heureux, rien ne marche et tout finit mal. Le bonheur n’existe que dans les livres et l’imagination des rêveurs. Le bonheur n’existe pas. »

 

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